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jeudi 19 février 2015

DEMOCRATIE STALINIENNE



Elle sera belle la France de demain…
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (51). Affectées par les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo, des robes noires châlonnaises font valoir leur clause de conscience pour ne pas défendre les prévenus d’apologie du terrorisme.
Face à leurs limites personnelles, certains avocats châlonnais ont opposé leur clause de conscience.
Des avocats refusant d’assurer les droits de la défense. La pratique est plutôt rare. Au barreau de Châlons-en-Champagne pourtant, un certain nombre de robes noires ont fait valoir, depuis les attentats perpétrés le 7 janvier contre Charlie Hebdo, leur clause de conscience concernant les prévenus d’apologie publique d’un acte terroriste.
Cette règle particulière, inscrite dans le règlement intérieur de la profession, permet à tout avocat, selon un principe traditionnel, de refuser de défendre une affaire dès lors que celui-ci s’estime dans l’incapacité d’assister ou de représenter correctement la personne qui le sollicite. Motivations à l’appui à l’égard du bâtonnier qui statue in fine sur leur pertinence.
Un conflit d’intérêts ou une incompatibilité professionnelle peut en être à l’origine. Mais à Châlons-en-Champagne, ce sont davantage des raisons personnelles qui ont motivé les robes noires.
Profondément affectées par le massacre qui a endeuillé le journal satirique parisien, certaines d’entre elles ont ainsi jugé avoir atteint leurs limites personnelles. Notamment parmi les jeunes avocats qui, à l’aune de l’actualité dramatique de ces dernières semaines, ont « immédiatement fait valoir leur clause de conscience », indique le bâtonnier du barreau de Châlons, Me Olivier Carteret.
Il n’en demeure pas moins que la situation va devoir être clarifiée. « Je peux comprendre leur position », poursuit le chef de l’Ordre. « L’émotion le permettait, mais passé cela, nous ne pouvons désormais laisser les gens sans défense. Un avocat doit faire taire ses répulsions. »
En attendant, et alors qu’à Châlons le mouvement de grève de ces derniers mois est suspendu depuis dimanche dernier, minuit, le bâtonnier a décidé de montrer l’exemple.
Depuis le 7 janvier, deux prévenus du chef d’apologie publique d’un acte terroriste ont en effet trouvé auprès de lui, le seul avocat du barreau prêt à les défendre devant la juridiction correctionnelle. Une situation qui perdure.
Ce mercredi encore, un jeune de 18 ans, qui devait être jugé pour « apologie directe et publique d’un acte de terrorisme », s’est présenté seul à la barre de la juridiction, prétextant ne pas avoir trouvé de défenseur. Son cas a été renvoyé à l’audience du 15 avril.

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