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lundi 22 juin 2015

PARABOLE DE LA CITERNE

Il était un village qui souffrait d’un grand manque d’eau. Beaucoup mouraient de soif.  Mais certains avaient emmagasiné de l’eau. Ils s’appelaient les Capitalistes.
« Nous mourons de soif ! Donnez-nous, s’il vous plait, un peu de cette eau que vous avez en réserve ! »
« Travaillez pour nous et vous aurez de l’eau ! »
Les capitalistes employèrent les uns pour transporter l’eau et d’autres pour chercher de nouvelles sources. Toute l’eau fut mise dans un dépôt appelé : LE MARCHÉ.
« Pour chaque seau que vous apporterez nous vous paierons un euro, et chaque seau que vous boirez, vous coutera deux euros. La différence sera notre bénéfice. »
Cela se passa ainsi, mais comme ils ne pouvaient acheter que seulement la moitié de l’eau qu’ils apportaient bientôt la citerne déborda.
« La citerne est pleine ! N’amenez plus d’eau, jusqu’à ce que le dépôt soit vidé … »
CHÔMAGE :
le peuple ne reçut plus d’argent, et ne put acheter de l’eau ; Quand les capitalistes se rendirent compte qu’ils n’obtenaient plus de bénéfice ils s’inquiétèrent.
« Donnez nous du travail comme avant et avec ce que vous nous paierez, nous vous achèterons l’eau. »
« Comment allons-nous vous employer pour porter l’eau alors que la citerne est en train de déborder ? Achetez d’abord et quand la citerne se videra nous vous emploierons de nouveau. Nous sommes en crise économique ! »
« Mais nous sommes en train de mourir de soif !  Donnez-nous de l’eau pour ne pas périr ! »
« Non, l’eau est à nous. Vous devez l’acheter ! »
 LES CAPITALISTES ÉTAIENT INQUIETS.  
« Comment se fait-il que nos bénéfices empêchent d’autres bénéfices ? Nos gains sont en train de nous ruiner ! Que les prêtres viennent pour nous expliquer cela ! »
Et les prêtres s’en allèrent parler au peuple :
« Cette affliction a été envoyée par Dieu pour sauver vos âmes ! Ne dérangez pas les capitalistes et quand vous mourrez, vous irez dans un pays où l’eau abondera!!! »
Mais le peuple ne se calmait pas et s’endurcissait de plus en plus. Alors les capitalistes firent appel à ceux qui ne savaient qu’écraser les autres physiquement : LES FORCES.
« Si vous nous défendez contre le peuple pour qu’il ne prenne pas notre dépôt par la force, vous aurez de l’eau en abondance vous et vos fils. »
Et ainsi les forces ramenèrent l’ordre. (L’ordre capitalistique bien entendu)
LUXE ET GASPILLAGE :
Après bien des jours, l’eau baissa de niveau parce que les capitalistes fabriquèrent des piscines et des jets d’eau ; et ils gâchèrent l’eau en s’amusant.
« Le dépôt est vide, la crise est terminée ! Il faut appeler le peuple et l’employer pour qu’il apporte de l’eau. »  
Peu de temps après, le dépôt se mit à déborder de nouveau comme avant et le peuple de nouveau mourut de soif et l’eau fut gaspillée par les capitalistes.
 LES RÉVOLTÉS :
Alors, quelques individus osèrent prendre la parole :
« Si nous nous unissons nous n’aurons pas besoin d’être les esclaves des capitalistes et nous ne mourrons plus de soif ! Pourquoi ne pouvons-nous pas bénéficier de l’eau du dépôt ? Parce que nous n’avons pas d’argent ! Et pourquoi n’avons nous pas d’argent ? Parce que nous ne recevons qu’un euro pour chaque seau d’eau que nous apportons… Et en revanche nous devons en payer deux pour celui dont nous avons besoin ! C’est pourquoi la citerne déborde forcément. Plus nous apporterons de l’eau plus nous serons opprimés.   Avons-nous besoin de ces capitalistes ? Non! L’eau est un bien commun. Organisons notre travail, répartissons les tâches et le fruit de notre travail nous appartiendra. »
 Les capitalistes s’enfuirent, et le peuple pu enfin décider par lui-même de l’avenir du village.

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